04/01/2026
Originaire de Montpellier, iAROSS, mené par le chanteur et violoncelliste Nicolas Iarossi, mêle chanson française, rock, jazz et poésie. Leur univers oscille entre douceur acoustique, énergie rock et des paroles profondes interrogeant le monde contemporain. Depuis près de 15 ans, le groupe s’est fait remarquer sur la scène francophone, remportant plusieurs prix et jouant aux côtés d’artistes comme Arthur H ou Jacques Higelin.
Avec leur 5e album « Ce que nous sommes », iAROSS interroge notre identité collective et individuelle. Différents thèmes sont abordés comme l’amour, la fuite en avant, le rapport à la nature, la recherche de sens.
Avant de les retrouver sur la scène mablyrote, Nicolas a bien voulu répondre à nos questions.
Comment pourriez‑vous vous présenter ?
iAROSS est une aventure qui a commencé en solo. Après des études de musicologie, j'avais envie de mélanger poésie et musique, et le moyen pour moi a été la chanson. L'aventure est devenue collective avec la rencontre du premier batteur et guitariste. Avec ce trio nous avons beaucoup joué en France et à l'international. Depuis le début, nous travaillons sur l'équilibre entre texte et musique, entre corps et danse, le métissage artistique étant pour nous la base de la création. Pour ce nouvel album, l'équipe s'est renouvelée et agrandie, avec un nouveau guitariste et un trompettiste. Une belle tournée est en cours.
Votre nouvel album, « Ce que nous sommes », est sorti en février 2025. Que peut-on y trouver ?
Pour cet album, je me suis posé la question des racines, des origines, qu'est-ce qui fait ce qu'on est : « Ce que nous sommes ». Après le COVID, j’ai déménagé sur le Larzac. Comme chez moi l'environnement provoque souvent le besoin et l'envie d'écrire, les grandes steppes du Larzac m'ont poussé à sonder plus profond. Je dirais aussi que la période que nous avons vécue avec la pandémie m'a amené à me poser ces questions existentielles.
Vous invitez trois artistes avec des univers bien distincts : Adil Smaali, artiste d’origine marocaine, le groupe occitan Barrut, ou encore Carlo De Sacco, chanteur réunionnais du groupe Grèn Sémé. Comment ces différentes sonorités, le créole, l'arabe et l'occitan, enrichissent votre musique ?
Nous avons invité ces trois artistes, en lien avec la thématique du disque, mais aussi parce qu'ils ont un univers original et singulier. Il y a aussi le rapport au chant, à la voix et au langage qui construit ce qu'on est. J'ai des origines kabyles et je ne connais pas bien mon histoire. Inviter Adil était aussi l'occasion de métisser avec l'Afrique du Nord. Le créole réunionnais a fait partie de l'histoire de iAROSS, par le premier batteur du groupe. Inviter Carlo était évident. Nous sommes occitans. Nous vivons en Occitanie. Baruts est un groupe de polyphonie occitane avec un rapport puissant à la voix et au texte.
Votre musique navigue entre chanson française, rock et influences jazz. On entend même de la contrebasse et de la trompette. C’est une richesse sonore rare ! Comment définiriez-vous votre univers musical ?
Je dirais qu'on ne se met pas de barrière esthétique et que c'est d'abord l'idée poétique qui prime. Mettre un solo de trompette dans une chanson pour imager le vent qui souffle pour nous c'est possible. Il y a aussi nos influences et je dirais que globalement on est tous mordus de musique.
Vous serez quatre sur la scène de Mably. Que peut‑on attendre de ce moment, sans trop en dévoiler ?
J'espère que le live que nous avons travaillé est à l'image de notre album. Il y a aussi des morceaux de nos albums précédents. Je pense que c'est une belle palette pour nous découvrir !
- Samedi 31 janvier - 20h30
- Espace culturel Pierre Hénon
- Tarifs : 12€ / 7€, gratuit pour les -12 ans
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